Peu d’activités me plaisent davantage qu’une marche dans Paris, au lendemain d’un abus de boisson. Quand tous sont effondrés, migraineux, poisseux, je sors traîner un corps sans poids d’éponge et me laisse imbiber. C’est dans les jardins du Palais-Royal, que chaque fois, j’aboutis, le souffle coupé en entrant sur les allées en sable. A jeun, si je poursuis vers la Cour Carrée, je retrouve cette même sensation qui est presque une extase.
Un autre lieu où on peut adorer les couleurs des fruits et des légumes, est la rue Saint-Denis et son marché primeur. Là, il faut se laisser envahir, ne pas hésiter à descendre jusqu’à la béatitude qui consiste à aimer les épluchures.
On est au cœur de l’abondance vagabonde qui est de ne rien chercher. Il faut s’être baigné une fois dans ce quartier pour comprendre l’importance d’un cageot d’oranges, et tous les rêves fantasmés contenus dans une banane.
On en ressort délavé, essoré, purgé de tous les parasitages, comme après la mue. Prêt à nouveau pour l’atterrissage.
Un autre lieu où on peut adorer les couleurs des fruits et des légumes, est la rue Saint-Denis et son marché primeur. Là, il faut se laisser envahir, ne pas hésiter à descendre jusqu’à la béatitude qui consiste à aimer les épluchures.
On est au cœur de l’abondance vagabonde qui est de ne rien chercher. Il faut s’être baigné une fois dans ce quartier pour comprendre l’importance d’un cageot d’oranges, et tous les rêves fantasmés contenus dans une banane.
On en ressort délavé, essoré, purgé de tous les parasitages, comme après la mue. Prêt à nouveau pour l’atterrissage.
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