Mais Shox bien qu’il eut des opinions passait fort peu de temps à réfléchir. Sa pensée n’arrivait pas à se fixer, et il était comme un homme sur un balcon, distrait perpétuellement par la rue.
Les bouffées qui lui tenaient lieu de pensée, ne résistaient pas à l’examen prolongé. Et il lui semblait qu’être de son époque consistait à rejeter toutes les théories possibles, à professer des buts personnels pour seules convictions. Il n’en était pas encore arrivé, à cette dernière désinvolture qui consiste à n’avoir que le bonheur et donc l’amusement pour objectif affiché.
Et plus curieusement, il s’aperçut assez tôt qu’à l'exception de quelques enragés, et pour une poignée d’irréductibles, devenus sectaires, la pensée n’avait plus aucune incidence sur les modes de vie, et qu’à Paris, qui que l’on soit, et quelque soient les croyances, on finissait invariablement par se fréquenter et par aimer les mêmes choses, par un effet de flou démocratique qui faisait que les singularités admises en privé, s'effaçaient sous l'effet du jeu social.
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