Il fut le grand et divin couturier. Malgré l'enlisement où se rabâchait son travail.
Contre le pouvoir nocif des phrases sans défaut qui retombent, épuisées par ce parcours du combattant qu'est la juste expression, il opposa aux raideurs du Grand Style et aux malheurs de la prêtrise en art, la patience et le décantage.
Parfait styliste, par sa défiance, ennemi de toutes les facilités.
Une faute le rendait malade. Non qu'il aimât la correction, il la méprisait. Mais il voyait l'ordre caché, et ne pouvait trahir.
Cela dit, bon vivant, au teint de coupe-rose, gros gras grand buveur, implanté dans un terroir. Aussi célèbre qu'une spécialité fromagère.
Je l'imagine volontiers clapotant dans un canapé à réfléchir aux tâches d'eau du mur. Occupé par tout le vide de son désoeuvrement.
On peut relire vingt fois ses livres. C'est leur raison d'être, que de ne pas contenir d'erreurs et d'opposer aux subjectivités du goût, aux sautillements critiques, un art du bien bâtir et des plans d'architecte.
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